SERIGNAN 2017, un pur moment de bonheur

On l’attend une année, il dure une semaine…. le stage de Sérignan. Cette année encore, ce fût un vrai régal.

7h15, la nuit se retire à peine et la fraîcheur est encore là. Dans le camping, le balai des karatékas commence alors que les vacanciers et leurs chiens sont encore endormis. Direction la plage, les épaules basses dans un kimono jauni par le sable, les yeux cachés par les lunettes de soleil, la mine fatiguée de l’apéro de la veille, on échange quelques mots.

7h30, tout le monde est sur la plage. Au point de rassemblement, les ceintures noires font mine de discuter, tournant le dos à la mer… certains se font tout petits dans le sable… et tous évitent le regard de Patrick Herbert, notre directeur technique, qui cherche celui ou celle qui devra diriger l’échauffement. Les ceintures de couleur ne craignent rien, elles ont l’immunité de leur jeunesse de karatéka. Une fois la victime désignée, les corps assoupis se mettent en mouvement et se chauffent dans la lumière feutrée d’un soleil qui caresse le sable encore froid.

8H00, le cours commence. Retour sur les fondamentaux, travail du détail, et ce qu’on croyait acquis semble à nouveau difficile. Les ceintures noires travaillent en profondeur et cherchent la voie intérieure (ou pas) tandis que les ceintures de couleurs répètent inlassablement les techniques de base. Les khions dans le sable mettent les muscles à rude épreuve. Les kumite sont l’occasion de s’entraîner avec les amis des autres clubs, ceux qu’on ne rencontre qu’à Sérignan. Certains jours, les dernières vingt minutes sont consacrées à Midare, cet exercice d’attaque-défense où les adversaires ne doivent être qu’un… pas de combat, pas de compétition, mais l’harmonie de deux êtres qui se cherchent.

9h30, fin du cours. Salut. Le soleil s’élève, la chaleur s’installe. Les vaillants qui préparent le passage de grade du vendredi restent sur la plage et continuent à s’entraîner. Les autres rentrent au camping pour vaquer à leurs occupations matinales tandis que la vie s’éveille. Petit déjeuner…. et chez les Naillousains-Deymois, direction l’aqua-Gym.

Tic-tac, passe la journée.

17h15, il faut remettre le kimono. Et c’est reparti.

17h30 Le sable est brûlant, la chaleur lourde. Tiens, Patrick cherche un volontaire pour l’échauffement. Les corps s’étirent, se malaxent, s’assouplissent.

18H00, entraînement. Chaque jour qui passe permet de mettre à profit l’enseignement de la veille. Et enfin, Katas. Par groupes, parfois de quatre, parfois plus, on travaille les katas connus avec un professeur différent, ou on en découvre de nouveaux. Là encore, c’est le détail qui compte, le temps qui parfois ralentit et parfois s’accélère, c’est ainsi qu’on apprend.

19h30, fin du cours, fin de la journée. Salut. Annonce importante: le numéro du bungalow qui ce soir offre l’apéritif, l’endroit où tous se retrouveront pour trinquer et discuter.

Plus tard dans la nuit, du côté des Naillousains et Deymois…. L’ambiance est à la fête, on rit, on trinque, on empêche les voisins vacanciers et leurs chiens de dormir et on se fait réprimander par la sécurité du camping. Au loin, on entend les amis d’autres clubs faire de même. Et parfois, on se croise sur un chemin et on s’arrête pour philosopher sur un sujet dont on ne souviendra plus le lendemain. Peu importe, c’est celà Sérignan.

Vendredi,  7h30. Visages fermés, concentration, passage de grade. Cette année, seuls les clubs de Toulouse, Deyme et Nailloux présentent des candidats. Échauffement, l’examen se met en place, les prétendants au grade supérieur passent à tour de rôle. Pendant ce temps, les autres s’entraînent comme chaque jour. Philippe, notre professeur, lance régulièrement des regards vers la zone d’examen. Inquiétude.

19H, l’annonce des résultats. Nino, recrue de l’année à Nailloux, ceinture jaune. Audrey, ceinture marron. Sam, ceinture noire. Pour Guillaume, ce n’est pas loin de passer, partie remise à dans 3 mois. C’est fini! Les amis de l’ETAM jettent Sam à la mer, baptême de la ceinture noire.

Plus tard dans la nuit, c’est la fête sur la plage, musique à fond grâce à Francky, nuit sans fin, et dans la lumière de l’aube, la semaine à Sérignan se termine.

A l’année prochaine….

 

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